Biographie de Villèle, chef des ultra-monarchistes pendant la Restauration

Biographie de Villèle, chef des ultra-monarchistes pendant la Restauration

Jean-Baptiste Guillaume Joseph, Comte de Villèle, était le Premier ministre de la France qui, dans les années 1820, a tenté de restaurer complètement l'absolutisme avec l'aide de Charles X. Ses intentions ont finalement échoué en raison de Révolutions parisiennes de 1830, il a donc dû disparaître de la vie politique et publique gauloise.

Il est né le 14 avril 1773 à Toulouse dans une famille noble. Il a reçu une formation militaire pour devenir marin de l'armée française. En 1788, il sert dans les Indes et est arrêté pendant la Terreur de Robespierre sur l'île de Bourbon. Le coup d'État de Thermidor rétablit sa liberté et Villèle en profita pour épouser une noble issue d'une famille aisée.

À partir de ce moment, il a commencé à travailler sur la vie politique de l'île. Il est entré dans le Assemblée coloniale de Bourbon et il s'est battu pour sauvegarder l'intégrité coloniale vis-à-vis de Paris, ainsi que pour s'assurer qu'ils n'adhéraient pas aux Britanniques. Il a démontré sa capacité de gestionnaire économique et de défenseur des valeurs conservatrices.

Avec l'arrivée de Napoléon, il décide de rentrer en France. Son retour en 1802 fut plutôt bon, car il fit une fortune considérable sur l'île qui lui permit de vivre très confortablement. Sous l'Empire, il était maire de sa commune et membre du conseil de la Haute-Garonne.

La Restauration le fit déclarer ouvertement monarchiste et fut élu maire de Toulouse entre 1814 et 1815, ainsi que député du département de la Haute-Garonne à la Chambre des députés. Une fois au parlement, il s'est positionné dans le bloc ultramonarchique. Ses idées fixes et, surtout, la manière convaincante dont il les a défendues, l'ont conduit à être le chef de son groupe. En tout temps, il combattit la politique modérée de Richelieu, qui dut lui accorder un poste de cabinet en 1817, en raison de la majorité que les ultra-monarchistes avaient à la Chambre.

Après Chute du Richelieu En 1821, Villèle parvient à accéder au portefeuille des Finances, ce qui est un grand mérite. Juste six mois plus tard Louis XVIII lui a accordé le titre de comte et le poste de Premier ministre de la France. Il a immédiatement commencé à agir contre l'opposition, imposant des lois restrictives sur la presse. Cependant, le fait de découvrir plusieurs conspirations des libéraux lui a permis d'augmenter cette répression.

Villèle devait participer à l'expédition des Cent Mille Fils de Saint Louis commandée par le duc d'Angoulême. A son retour en 1823, le Premier ministre dissout la Chambre des députés, sachant que le succès de la Campagne en Espagne suffirait à renforcer le nombre de députés conservateurs. Ceci, ajouté à la couronnement de Charles X comme roi, lui a permis de restaurer les privilèges des congrégations religieuses et de créer la loi d'indemnisation des émigrants et des victimes de la Révolution française, dont les biens ont été réquisitionnés par les rebelles.

Les deux propositions ont été approuvées mais ont généré un grand mécontentement. À cela, il faut ajouter le loi du sacrilège, un règlement par lequel le sacrilège est devenu un crime passible de la peine de mort. La Chambre des pairs a rejeté la loi mayorazgo et la loi sur la presse pour éviter toute nouvelle révolte éventuelle. Même la garde royale a hué Carlos X.

Villèle a essayé de rester ferme, il a donc dissous la Garde nationale et la Chambre des pairs en 1827. Cependant, les élections ont stimulé les libéraux, qui ils l'ont forcé à démissionner en 1828. Par la suite, le comte resta complètement à l'écart des affaires publiques jusqu'à sa mort à Toulouse le 13 mars 1854.

Passionné d'histoire, il est diplômé en journalisme et communication audiovisuelle. Depuis tout petit, il adore l'Histoire et finit par explorer avant tout les 18e, 19e et 20e siècles.


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